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17 décembre 2013 2 17 /12 /décembre /2013 14:14

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     Le fameux Shinkansen, c’est un TGV japonais. Le préfixe «Shin» veut dire «nouvelle» et le mot «Kansen» signifie «la ligne principale». A l’origine, c’était une nouvelle ligne ferroviaire reliant Tokyo et Osaka, la ligne Tokaido d’environ 550 kilomètres, qui est mise en opération le 1er octobre 1964. C’était la première LGV (ligne à grande vitesse) du monde. Les Français nous ont suivis et nous ont rattrapés beaucoup plus tard, en 1981, avec la mise en œuvre de leur TGV. Donc, il vaudrait mieux dire  que le TGV est un Shinkansen français, d’autant plus que le mot TGV est une marque déposée.
     La route Tokaido est depuis toujours l’artère centrale de notre pays. A l’époque d’Edo, le parcours prenait environ 20 jours à pied de Edo (Tokyo) jusqu’ à Kyoto. Vous connaissez peut-être la série d’estampes japonaises de l’artiste Hokusai qui s’intitule «53 étapes de la route de Tokaido». Les voyageurs de l’époque de samourais ne s’arrêtaient pas pour dormir à toutes les étapes, bien sûr.  
     Le Shinkansen relie aujourd’hui Tokyo et Osaka en 2 heures et 25 minutes. Nous voyageons 200 fois plus vite qu’il y a 400 ans. La vitesse maximale actuelle sur cette ligne de Tokaido est de 270 kilomètres à l’heure, car il existe plus de virages que sur d’autres lignes. Le maximum de la vitesse de toutes les lignes de Shinkansen est de 320 kilomètres à l’heure, au même niveau que le TGV français.
     En ce qui concerne la sécurité, le Shinkansen se trouve aussi au premier du monde. Depuis 1964 jusqu’aujourd’hui, il n’y a eu aucun mort de passagers. Tous les soirs sur la ligne Tokaido seule, 3 000 cheminots travaillent pour l’entretien de la voie. Le système d’alarme contre le séisme est installé depuis 1992. Ce système a bien fonctionné en 2004 au moment du tremblement de la terre de Chuetsu de magnitude 6,8. Le train Toki 235 qui roulait à 200 kilomètres à l’heure est arrivé à bien s’arrêter sans aucun blessé malgré le déraillement.
     En plus de la conquête de la vitesse et de la sécurité, il faut surtout apprécier cette idée originale de concevoir ce genre de moyen de transport commun à l’heure de pleine motorisation des années 60. Une rame de 16 voitures peut déplacer environ 1 300 passagers en même temps, et le train part toutes les 4 minutes. C’est beaucoup plus écologique que de se déplacer en voiture qui émet du CO2.
     Sur la ligne Tokaido, il existe trois services. La première catégorie est omnibus, le Kodama, qui veut dire «l’écho» en japonais. La deuxième, c’est le train qui ne s’arrête qu’à quelques gares, le Hikari signifiant «la lumière». Evidemment, la lumière se propage plus vite que le son. Et la dernière, qui est quasi directe, c’est le Nozomi en japonais.
     Voici la fameuse question de Guide Tomo : « Voulez-vous deviner ce que signifie le mot «nozomi», si cela va plus vite que le son et la lumière ? »
     En attendant votre réponse, j’aimerais parler d’autres projets de Shinkansen. Vers le printemps 2015, la ligne Hokuriku Shinkansen sera prolongée jusqu’à Kanazawa. Le temps nécessaire d’aller de Tokyo à cette ville de la côte de la mer du Japon sera raccourci de une heure et demie. Le trajet prendra seulement 2 heures et 28 minutes. Et les travaux du prolongement de Shinkansen jusqu’à l’île de Hokkaido sont en cours.
     Or, est-ce que vous avez trouvé la réponse pour le nozomi ? Ce n’est pas l’éclat. C’est bien l’espoir ! Très peu de Français arrivent à la trouver. Les Japonais sont peut-être plus romantiques à cet égard.
     En 2015, je devrais poser la deuxième question, car il y aura deux services directs sur la route Hokuriku. La première catégorie est omnibus, le Hakutaka, qui veut dire «l’aigle blanc» en japonais. La deuxième, qui ne s’arrête que très peu, c’est le Kagayaki. Voulez-vous deviner ce que signifie le mot kagayaki ? et la réponse sera «l’éclat».
     Il ne faut pas oublier le projet du train à sustentation magnétique, Maglev (Magnetic levitation). Une partie de la ligne Chuo Linear, la distance de 42,8 km, est déjà en service expérimental dans la préfecture de Yamanashi. En 2027, la distance de 280km entre Tokyo et Nagoya sera complétée et deux villes seront reliées en 40 minutes. Tokyo-Osaka sera terminé en 2045 et le trajet de 440km ne prendra que 67 minutes. Je n’aurai même pas de temps de poser des questions sur les noms de train.
(photos ci-dessus: le train jaune pour l’entretien «Doctor Yellow» est une rareté, si vous le rencontrez, le bonheur vous arrivera.) 
 

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11 juillet 2013 4 11 /07 /juillet /2013 08:11

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C'est la troisième et la dernière partie de l'article concernant la promenade architecturale dans le quarteir de Omotesando. J'ai mis des étoiles pour chaque construction, à la manière de guide Michelin. Si vous n'avez pas beaucoup de temps, vous pouvez parcourir en regardant seulement les onze bâtiments avec trois étoiles. Si vous visitez tous les 25 bâtiments, mes félicitations!

PHOTOS:Gymnase I de Yoyogi, The Ice Cubes, The Iceberg

18) GYRE (2007, MVRDV=Wini Maas : 1959 - ,Jacob van Rijs : 1964 - , Nathalie de Vries : 1965 -)***

GYRE est un bâtiment assez banal à première vue, mais il faudrait apprécier ses subtilités. D’abord, la texture de murs est spéciale. La forme de tuile est oblongue. La surface est formée avec des moules de papier chiffonné. Ensuite, la forme de bâtiment est à l’issue de rotation de chaque niveau à des différents angles, ce qui donne des terrasses de différentes formes. à chaque niveau tout en gardant l’équilibre d’ensemble. GYRE est un trio d’architectes hollandais basés à Rotterdam.

19) ancien hhstyle.com, alias crane’s 6142 (2000, Kazuyo Sejima : 1956 - ) **

J’aurais voulu vous montrer cet immeuble quand le boutique très «in» de meubles hhstyle.com existait ici. Après la fermeture en 2010, l’immeuble est passé au boutique de jouets et devenu actuellement le boutique de vêtements d’occasion, hélas. Pourtant, sa large façade en vitre nous fascine toujours.

20) ancien hhstyle.com casa (2005, Tadao Andô : 1941 - ) **

Ce bâtiment a connu le même sort que crane’s 6142. Après hhstyle.com casa, Nike Sportswear, et à partir de novembre 2012, BODY WILD de sous-vêtements qui a plus de respect envers l’architecture de Ando. Vous pouvez reconnaître la ressemblance d’une fenêtre oblongue sur le mur noir avec 21_21 Deseign Sight de Roppongi.

21) The Iceberg (2006, CDI=Creative Designers International=Benjamin Warner) **

Un iceberg en cristal au centre de Tokyo, tel est le concept de cette montagne en verre. Le rez-de-chaussée est consacré au salon de voiture Audi. Vous pouvez commander un café à Audi café au deuxième niveau. 

22) Tokyu Plaza OMOHARA (2012, Hiroshi Nakamura : 1974 - ) ***

Le conglomérat Tokyu (chemin de fer, hôtellerie, immobilier, construction, grand-magasins etc.) a confié le développement de ce point stratégique du carrefour Jingumae à un jeune architecte prometteur. Nakamura a installé à l’entrée principale l’escalator montant avec des murs de miroirs dont l’axe est orienté vers le centre du carrefour. Une autre caractéristique est la terrasse avec de la verdure sur le toit, qui s’appelle «Omohara no Mori», la forêt de Omohara. Omohara est la combinaison de deux abréviations : Omo pour Omotesando et Hara pour Harajuku. Une grande ambition de devenir un point de repère pour ces deux quartiers. Nakamura a  travaillé au studio de Kengo Kuma avant d’être indépendant. Il a conçu le boutique de Lanvin en 2004.

23) The Ice Cubes (2008, Jun Mitsui : 1955 - ) ***

Difficile de se distinguer comme construction dans le quartier de Harajuku.  Pour son deuxième boutique au Japon après celui de Ginza, cette marque suédoise a choisi Mitsui, qui a travaillé au bureau de César Pelli. Mitsui a essayé de donner une impression «cool», en utilisant plusieurs blocs de «glaçons» entassés verticalement. Je vous conseille de reculer un peu pour bien apercevoir l’ensemble.

24) v28, alias Veloqx Building (2004 CDI=Creative Designers International=Benjamin Warner) **

Avec sa façade cambrée en verre, ce bâtiment abrite en bas Zara et en haut une salle de sport (club de fitness) Gold’s Gym qui est ouvert 24 heures sur 24 heures. Vous pouvez voir des sportifs s’entraîner à travers des vitres illuminées par LED.

25) Gymnases de Yoyogi (1964, Kenzo Tange : 1913 - 2005 ) ***

C’est un des chef-d’œuvres de l’architecture de l’après-guerre au Japon. Tange a adopté la technologie de la construction du pont. Pour Gymnase I, il y a deux hauts piliers qui soutiennent tout le poids du toit comme un pont suspendu. Pour Gymnase II, un seul pilier  qui porte le toit.  En plus les toits sont composés avec la technique de la construction navale. Ainsi, Tange a montré son talent innovateur. (fin)

1IceCube  2Iceberg

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9 juillet 2013 2 09 /07 /juillet /2013 09:41

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La suite de l’article dernier. L’avenue Omotesando est donc devenu une vitrine pour l’architecture contemporaine de cette ville. Chaque architecte manifeste sa créativité. Je vous montre des photos du bâtiment Tod’s Omotesando de Toyoo Ito, lauréat du prix Pritzker d'architecture cette année. Une partie de surface sera cachée bientôt par un autre immeuble.

 

9) Univercité des Nations unies (1992, Kenzo Tange : 1913 - 2005) **

Tange, surnommé « le mondial (sekai-no Tange) », a laissé beaucoup d’œuvres de grande échelle. La façade symétrique ressemble à une pyramide. Aux côtés, de grands contreventements forment des triangles tous les trois étages.

10) One Omotesando (2003, Kengo Kuma : 1954 - ) **

Kuma a installé sur la façade supérieure son élément favori : ce qu’on appelle comme «louver » en anglais, on dirait ici en français des lamelles en bois inspirées de claire-voie.  Si vous ne vous déplacez pas un peu vers l’autre côté du bâtiment, vous ne remarqurez jamais qu’il a un trou surprenant au cinquième niveau.

11) Omotesando Keyaki Building (2013 ?, Dan Norihiko : 1956 - ) **

Encore en construction au mois de juin 2013, cette construction surprendra des passants de l’avenue Omotesando avec sa forme unique qui se ressemble, à mes yeux, au tambour traditionnel japonais, tsuzumi. Encore un autre point de repère.  

12) Tod’s Omotesando (2004, Toyoo Ito : 1941 - ) ***

Ito vient de recevoir le prix Pritzker d'architecture en 2013. Il est le sixième Japonais. Ayant même âge que Ando, il a aussi obtenu plusieurs prix d’architecture à partir des années 80. Mais la période internationalement fertile de Ito a commencé en 2000 avec son chef d’œuvre unique, la Médiathèque de Sendai. Il n’a cessé d’évoluer depuis. Pour ce Tod’s Omotesando, il a appliqué sur la surface des formes d’arbres qu’il a repris des allées de  keyaki. J’espère que la vue sera encore dégagée car un autre bâtiment pourrait la gâcher.

13) Louis Vuitton Omotesando (2002, Jun Aoki : 1956 - ) ***

Aoki a construit plusieurs boutiques de Louis Vuitton au Japon. Ce boutique principal du Japon s’inspire des valises entassées du sol jusqu’au plafond. Veuillez voir attentivement la façade pour découvrir cette inspiration. Le bâtiment abrite au  septième niveau une galerie d’art : Espace Louis Vuitton Tokyo.

http://espacelouisvuittontokyo.com/

14) Omotesando Hills (2006, Tadao Andô : 1941 - ) ***

La forme de terrain de ces anciens appartements Dojunkai des années 20, a conduit à Ando de donner une longue façade de 250 mètres de largeur. A l’intérieur, il a placé une cour autour de laquelle se trouve une pente en spirale de 700 mètres de longueur du haut du bâtiment jusqu’en bas. La pente est fixée à 3 degré, la même inclination que l’avenue.   

15) Undercover lab (2001, Klein Dytham : Astrid Klein & Mark Dytham) *

Sur une surface d’un carré de 12 mètres de quatre côtés, une boîte dépasse brusquement en air à cinque mètres d’hauteur sans piliers. Un paysage magique de Tokyo dans un petit coin en arrière de Omotedando Hills. C’est un studio de stylistes de la mode.

16) Association des infirmières (2004, Kisho Kurokawa : 1934 - 2007 ) ***

Avant d’être indépendant, Kurokawa a travaillé au studio de Tange. Ensuite il a fait partie du mouvement « métabolisme » dans le monde architectural du Japon. Il est toujours pour l’évolution. Dans cet immeuble complexe, Kurokawa a mis des boutiques un peu reculé de l’avenue pour avoir de l’espace libre. A droite, il a mis une grande cône avec des vitres. Cet atrium sert à l’entrée pour l’association et à l’accès pour le hall de sous-sol.

17) Dior Omotesando (2003, SANAA = Kazuyo Sejima : 1956 -  et Ryue Nishizawa : 1966 -) ***

Le duo de deux architectes SANAA est maintenant très connu en Europe. Après le prix Pritzker d'architecture de 2010, leur musée Louvre-Lens est bien acclamé en 2012. Leurs travaux pour la Samaritaine Paris sont en progrès.  Ce boutique Dior Omotesando a double façade : des vitres à l’extérieur et des rideaux drapés  de résine acrylique à l’intérieur, ce qui pourrait symboliser une robe d’haute couture. Le bâtiment a en apparence 8 niveaux, mais seulement quatre niveaux sont utilisés, comme un donjon de châteaux japonais. (à suivre)

 

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7 juillet 2013 7 07 /07 /juillet /2013 07:02

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Omotesando est une jolie avenue de 1,1 kilomètre de longueur, 39 mètres de largeur. Elle est  légèrement inclinée de 3 degrés. Du haut, du carrefour Omotesando, en passant par le carrefour Jingumae, elle vous dirige vers l’entrée du sanctuaire Meiji avec ses 200 arbres de keyaki, une variété d’orme.

Je vous présente vingtaine d’architectures modernes à voir aux alentours de cette avenue. Ce sera une promenade de 60 minutes, si vous choisissez la route raccourcie A, sans vous arrêter trop longtemps à Oriental Bazzar, le boutique de souvenirs qui se trouve entre Dior et l’association des infirmières.

1) Musée Nezu (2009, Kengo Kuma : 1954 - ) ***

Ce musée a une des plus jolies introductions de Kuma avec de longs murs de bambou.  Pour le grand toit noir de style traditionnel japonais Kirizuma, il a opté la combinaison de tuiles fines et de plaques en acier comme avant-toit. Kuma vient de compléter en France la Cité des Arts et de la Culture de Besançon, FRAC Marseille, et la Conservatoire d’Aix-en-Provence.

2) Collezione (1989, Tadao Ando : 1941 - )**

Maintenant le grand maître de l’architecture contemporaine japonaise, Ando a déjà manifesté son emblème : les murs en béton brut de décoffrage dont la surface est très lisse. Je vous conseille de vous glisser un peu à l’intérieur pour comprendre sa combinaison de formes rondes et de formes carrées.

3) From 1st (1976, Kazumasa Yamashita : 1937 - )**

Un peu plus âgé que Ando, Yamashita a complété ce complexe commerce-habitation bien avant que Collezione.  C’est un des chefs d’œuvres de l’époque. Il vaudrait mieux que vous vous placiez un peu à l’intérieur pour comprendre son jeu de combinaison des éléments.

4) Musée mémorial de Taro Okamoto (1953, Junzo Sakakura : 1904 - 1979 ) *

Sakakura a travaillé chez le Corbusier.  Son ami, le peintre Taro Okamoto lui a confié de construire son atelier. De 1954 jusqu’à sa mort, Okamoto y a vécu pendant un peu moins d’un demi-siècle. Après sa mort, l’atelier est devenu un musée et ouvert au publique.

5) The Jewels of Aoyama (2005, Jun Mitsui : 1955 - ) **

Le contraste de deux bâtiments, celui de Cartier qui est couvert en verre et le bâtiment principal avec  des décorations murales en treillis. 

6) Prada (2003, Herzog & dte Meuron : 1950 - , 1950 - ) ***

Environ 800 carreaux en losange donnent  tout de suite une forte impression. Si vous observez bien, vous vous rendrez compte qu’il existe trois variétés de losange : tout plat, enfoncé, et gonflé. Il faut oser entrer à l’intérieur du boutique pour voir une cabine d’essayage unique, mais vous seriez obligé d’acheter quelque chose d'assez cher. Au soir, ce boutique vous révèlera une autre image lumineuse.

7) Spiral (1985, Fumihiko Maki : 1928 - )**

En 1993, Fumihiko Maki est choisi comme lauréat du prix Pritzker d'architecture. Il était le deuxième Japonais après son maître Kenzo Tange. Représentatif du courant modernisme, il a combiné des éléments de la géométrie tels qu’un carré, un rond, un triangle, et un cône.

8) Ao (2008, Nihon Sekkei inc.)*

Ces deux bâtiments combinés sont conçus par Nihon Sekkei, un grand bureau d’architectes, comme c’est souvent le cas au Japon. Il faut les voir de l’axe nord-sud pour apercevoir son mur de précipice incliné. (à suivre)

 

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18 février 2013 1 18 /02 /février /2013 14:24

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Un quiz. On y trouve le père : Chichi, et la mère : Haha, et le gendre : Muko. Cela se trouve dans Tokyo, mais la plupart des Tokyoistes passent une nuit pour y aller. Là-bas, il y a des mammifères à voir. Même si on ne les voit qu'une fois, on crie "C'est assez!" C'est là ou j'arrive jeudi prochain. Où est-ce?

Ce sont les îles Ogasawara (île Chichi-jima, île Haha-jima, île Muko-jima et d'autres) à la distance de 1 000 km de la métropole, à peu près à la même latitude que les îles de Okinawa. Mais comme il n'y a pas de piste à Ogasawara, on doit prendre un bateau. Ça prendra 26 heures pour y arriver! On pourrait aller jusqu'à Paris et même revenir pendant ce temps-là.

On dit en hiver il y a plus de possibilités de rencontrer des "cétacés", kujira en japonais, surtout des baleines à bosse (mégaptère) : zatô kujira. A part cette observation des baleines, whale watching en anglais, je compte faire un kayak de mer, et 
une randonnée dans la nature avec un guide local. C'est un patrimoine mondial de l'UNESCO. 

http://whc.unesco.org/fr/list/1362/
 

 

 

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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 01:50

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     Lorsqu’on visite la forêt de bambou, je raconte ce récit aux voyageurs. «Le conte de la princesse Kaguya» ou «le conte du coupeur de bambou», «Taketori-Monogatari» en japonais, est la fiction la plus ancienne au Japon. La date de la rédaction pourrait remonter jusqu’au 9ème siècle. «Taketori-Monogatari » doit attirer l’attention à nouveau l’an 2013, car la prochaine œuvre du studio Ghibli de dessin animé serait inspirée de ce conte.

 

     «Le conte de la princesse Kaguya» (extraits, traduit et adapté par Tomo)

 

     Il était une fois un vieil homme, Okina, qui coupait des bambou. Il gagnait sa vie en fabriquant des paniers et des corbeilles en bambou. Un jour, quant il était dans la forêt de bambou comme d'habitude, il trouva un tronc de bambou dont la partie la plus basse brillait mystérieusement. Il s'en approcha et trouva entre les nœuds de bambou une très petite fille de 3 Suns, à peu près 10 centimètres de hauteur.

     " Quelle belle fillette! ", il s’éclama.

     Comme il n'y avait pas d'enfant entre ce vieil homme et sa femme, il l’amena jusque chez soi. Ils commencèrent à élever cette jolie existence. Son nom est Kaguya-hime: la princesse Kaguya.

     Après l'arrivée de la princesse Kaguya, chaque fois il se rendit dans la forêt de bambou, il trouva un bambou qui contenait un morceau d'or entre les nœuds. Il devenait de plus en plus riche.

     Kaguya-hime grandit en seulement trois mois, et arriva à avoir une beauté ravissante.

     "Nous avons de la chance d'avoir une telle fille qui nous donne beaucoup de lumière. Sa lumière fait disparaître nos soucis, nos colères, et nos souffrances." Le vieil homme et sa femme se contentèrent.

 

     En entendant la réputation de la beauté éblouissante de la princesse Kaguya, beaucoup de jeunes hommes sont venus pour demander la main de la princesse.

     Parmi ces demandeurs, cinq princes se distinguèrent avec leurs attachements. Le vieil homme voulut marier la princesse à un de ces cinq princes.

     "Lequel de ces cinq vous plaît le plus?", le vieil homme demanda à la princesse.

     "J'aimerais avoir la preuve", elle répondit.

     "Quelle preuve?"

     "J'aimerais demander au premier un bol en pierre de bouddha; au deuxième, un arbre qui se trouve en montagne Hôrai avec sa racine en argent et sa tige en or et ses fruits de perles; au troisième, la peau du souris de feu de Chine; au quatrième, une perle au cou de dragon qui brille en cinq couleurs; au dernier, la coquille que les hirondelles gardent." Cinq princes s'en allèrent. Et ils y échouèrent tous.

     Ensuite, l'empereur arriva pour l’engager à sa cour. Mais la princesse refusa en disant,

     "Si j’étais née dans ce monde, j’aurais pu vous servir. Mais comme je ne suis pas de ce monde, c’est impossible. "

     L’empereur insista et s’en approcha, que la princesse devint invisible. Il y renonça et lui ordonna de réapparaître.

 

     Ainsi, trois ans passèrent. Depuis le début de ce printemps, la princesse se trouvait très mélancolique contemplant la pleine lune. D’après les servantes, la princesse pleurait chaque fois qu’elle regardait la lune.

     "Il ne faut pas regarder la lune comme ça. Sur quel malheur lamentez-vous", Okina lui demanda.

     "Je ne déplore pas. Mais la lune me rend si solitaire et triste", la princesse soupira.

     Au soir de la pleine lune du 15 août, elle se mit à pleurer à nouveau, cette fois-ci, violemment.  

     "Mais qu’est-ce qui vous prend ? " le vieil homme demanda à la princesse.

     "Le moment est venu. Il faudrait que je retourne à la lune, mon pays natal où se trouvent mes parents, citadins de la ville lunaire. Je comptais passer juste un moment sur cette terre, mais que le temps passe vite ! " Le vieil homme fondit en larmes avec son épouse.

     Mais rien n’arriva entre chien et loup et le temps passa. Vers minuit, soudain, une lumière vive apparut tout autour de la maison. Au centre de cette masse de lumière se trouvaient des représentants de la ville lunaire avec un char volant. Les portes de la maison qui étaient fermées à clef s’ouvrirent sans qu’on y touche, et la princesse apparut. Survolant au-dessus de la forêt de bambou, elle dit adieu au vieil homme, à sa femme, et à la terre.

     C’est ainsi que l’ascension de la princesse Kaguya s’acheva.    

 

     Juste avant de regagner la lune, elle confia un pot de pâte pharmaceutique pour l’immortalité à un sujet de l’empereur avec son waka, bref poème à forme fixe : " Vous me manquez profondément juste au moment où je mets l’habit pour monter. "  

     L’empereur ordonna d’envoyer le pot et la lettre de poème au sommet d’une montagne, et de les brûler pour faire monter la fumée. Il demanda à ses sujets,

     " Quelle montagne est la plus proche du ciel ? "

     " C’est le mont qui se trouve dans la région de Suruga," actuellement Shizuoka. Ce mont se nomma : le mont Fuji. La prononciation du mot "fuji " correspond à l’immortalité. La légende veut que la fumée du mont Fuji monte toujours dans les nuages.

«fin»

 

     Voici les morales qu’on pourrait déduire de ce récit. A vous de choisir, ou d’y ajouter.

     morale 1 : Si vous ne voulez pas attraper le coup de bambou, il ne faut jamais entrer dans la forêt de bambou.

     morale 2 : La forêt de bambou est très appréciée au Japon.

     morale 3 : Si vous contemplez trop la lune, vous serez dans la lune.

     morale 4 : Toutes les femmes exigeantes ne sont forcément pas belles.

     morale 5 : La beauté éternelle n’existe pas.

     morale 6 : La vie sur terre est éphémère.

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22 septembre 2012 6 22 /09 /septembre /2012 14:13

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Juste avant d’entrer dans le zone «Golden-gaï ゴールデン街», je vous présente quelques points de repère.

 

◊Best Western Shinjuku ASTINA Hotel Tokyo ベストウェスタン新宿アスティナホテル東京 : inauguré en 2008 avec 206 chambres, cet hôtel  «normal» de qualité pourrait vous servir de camp de base pour explorer non seulement ce quartier mais aussi la ville de Tokyo. Au restaurant  Stella de troisième niveau, vous pouvez déjeuner au buffet avec 1 500 yen. Il n’est pas ouvert en principe  le soir.

Shinjuku-ku, Kabukicho 1-2-9  TEL0332000220

http://www.bw-shinjuku.com/

 

◊Shinjuku Kuyakusho-mae Capsule Hotel  新宿区役所前カプセルホテル :  Si vous voulez économiser le frais d’hébergement pour boire plus, c’est ici qu’il faut dormir. Beaucoup moins cher qu’un hôtel normal, qu’un Love Hotel, et moins fatigant que de chanter toute la nuit au karaoke, que de rester ivre mort dans un petit bar jusqu’à l’aube. Comme d’autres établissements, cet hôtel capsule est réservé pour les hommes. Avec 4 200 yen, vous aurez le droit à une capsule privée, à un vestiaire privé, aux toilettes communes propres, au sauna et au grand bain publique de 15 heures à 10 heures. 343 capsules.

Shinjuku-ku, Kabukicho 1-2-5  Tôyô Building 3F TEL0332321110

http://www.ars-shinjuku.com

http://www.japanican.com/hotels/shisetsudetail.aspx?ty=rsv&st=4016A42&pn=1&rn=1#shisetsumenu

 

◊Pasela Resorts Shinjuku パセラリゾーツ新宿本店:Si vous n’avez pas encore sommeil et restez toujours en forme, le karaoke Pasela de 2, 4 et 5 ème niveau sera ouvert jusqu’à 8 heures du matin, ainsi que Loscabos-San Jose Delcabo, bar mexicain avec des fléchettes (Darts bar) de 8 ème niveau. 

Shinjuku-ku, Kabukicho 1-3-16  TEL0120706733

http://www.pasela.co.jp/shop/shinjuku/

 

Lorsque je commençais à travailler en tant que reporter de faits divers de ce quartier de Shinjuku en 1981, Kabukichô était beaucoup plus dangereux qu’aujourd’hui.  Trois meurtres aux love hôtels de Kabukichô se produisaient successivement. Le dôjo de 5 ème étage de la station de la police de Shinjuku n’était plus en usage, car il est consacré pour ces trois quartiers généraux de l’enquête. A Kabukichô, existaient déjà des «Bottakuri bars ぼったくりバー», des bars avec des prix déraisonnables. Au soir, des hommes louches se trouvaient par ci par là, et je n’osais pas faire sortir mon appareil photo que je portais toujours sur moi.

 

Tous les matins, je passais à la police pour connaître la situation en causant avec des flics, et dans la journée, je faisais la tournée d’arrondissements de Shinjuku, de Nakano et de Suginami pour trouver des sujets d’articlesネタ.  Entretemps, si un incident a lieu, il fallait accourir sans tarder sur les lieux.  La nuit était longue.  Etant donné l’heure de bouclage à minuit et demie, je devais rester jusqu’à très tard dans les quartiers.  Sinon, il fallait «monter»上がる, comme l’on dit, au siège du quotidien vers 21 heures pour corriger des épreuves des anciens.  Après le bouclage, j’entendais leurs vantardises. Cela faisait partie de travail.

 

Les tueurs de ces trois femmes ne sont pas retrouvés. Les crimes restent  sans solution お宮入り. J’ai pourtant beaucoup parcouru des love hôtels pour écrire des articles. Chaque soir, je rentrais chez moi tout épuisé. C’était le métier dur. Mais je ne regrette pas.  Ainsi, en me familiarisant avec Kabukichô, je suis devenu connaisseur du love hôtel malgré moi.

 

Le zone Golden-gaï se trouvait  au sud-est de Kabukichô. En passant sous une enseigne en arche illuminée d’entrée qui existe toujours, l’on se plonge d’un coup dans l’ambiance d’après-guerre. Sur plusieurs ruelles étroites, se donnaient des blocs de baraques d’environ 50 mètres de longueur. Des baraques se composaient de bars minuscules, les uns au rez-de-chaussée et les autres au deuxième niveau.  Pour visiter un bar de deuxième niveau, il fallait monter l’escalier  étroit et raide, grimper plutôt.  La décente était plus facile.  Tout ivre, on n’avait qu’à dégringoler.  Un bar n’avait que  6 ou 7 sièges au comptoir en principe. Environ 200, ou peut-être 250 bars au total. Cette structure n’a pas beaucoup changé depuis. 

 

A l’époque, juste après l’entrée de Golden-gaï, il y avait des boîtes dont l’intérieur était toute sombre avec la lumière rose. C’était assez facile de reconnaître des établissements de genre  «Bottakuri», si on n’était pas trop soûl.  D’ailleurs, des clients de la plupart de bars étaient des habitués.  Ils se connaissaient entre eux car ils y venaient presque tous les soirs.  Ils faisaient la même route de la tournée des bars, fameux «hashigo はしご» en japonais car on change de bars comme on monte sur une échelle はしご pour arriver au sommet, au sommet de l’ivresse, évidemment. 

 

Dans beaucoup de bars, le système était «Bottle Keep ボトルキープ», c’est-à-dire le client paie d’abord pour une bouteille entière de whisky.  Du whisky était de qualité banale安ウイスキー. Et s’il n’arrive pas à vider en une soirée, comme c’est souvent le cas, il peut continuer avec la même bouteille pour la prochaine fois. Le bar garde votre bouteille, mais seulement pendant trois mois en principe.  C’est pour cela qu’il faut venir très souvent. Quand quelqu’un fait «Bottle Keep», le numéro est attribué à cette bouteille, et il est autorisé de garder ce numéro même après le renouvellement. Donc un petit nombre devrait montrer la fidélité de client.  C’était un système de bon vieux Japon. 

 

Après une année et demie de fréquentation intense, j’ai quitté Shinjuku. Je suis passé au bureau de Yokohama. Je n’allais plus aux bars de Golden-gaï comme Anyo, et d’autres dont je ne me souviens plus des noms.  Assez de whisky de qualité médiocre, je me suis dit.  Des souvenirs de  Golden-gaï sont entrés dans le passé avec l’ambiance louche de cet endroit.  J’étais jeune.

 

Et des années sont passées. Un jour, il y a quatre ans, presque par hasard, sur le chemin de retour de quelque rendez-vous, je  me suis arrêté à Golden-gaï. Ces ruelles étroites et des blocs de baraques étaient encore là.  L’ambiance pareille, mais un peu moins louche.  Le bar Anyo que je fréquentais avait disparu. Des bars d’allure moderne surgissaient. Ça a beaucoup changé, j’ai poussé des soupirs.  Je suis entré dans un bar qui garde encore le système de «Bottle Keep». J’ai fait garder une bouteille ボトルを入れる de I. W. Harper, whisky bourbon de qualité. Tant mieux.

 

Malgré tous ces changements, je me souviens des moments qu’on a passés avec un peu de nostalgie, car il reste encore de l’ambiance de l’époque dans les ruelles, dans les bars et, dans l’air. Des escaliers sont toujours raides, mais je ne dégringole plus.  Il n’y a plus de whisky de qualité médiocre, mais je bois du bourbon. Je recommence avec mon nouveau numéro : 112.

 

 …si vous avez envie d’explorer ce zone unique Golden-gaï et d’entendre ce récit à nouveau, version ivre, qui serait raconté à tort et à travers, au comptoir d’un bar, vous pouvez m’engager comme guide et m’offrir trois verres, car un n’est pas suffisant.  Je serais aussi capable de vous guider sans ce blablabla, sans aucun coup.

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10 septembre 2012 1 10 /09 /septembre /2012 07:21

donQuichotte.jpg

 

      Au cœur de Kabukichô, il y a des restaurants que je vous recommande, notamment les deux : Shinnichikan Honten et Pontochô.

 

Shinichikan Honten 眞一館本店 :  excellent restaurant qui sert du bœuf de Matsuzaka de catégorie A5, un des meilleurs boeufs du Japon.  Vous en grillez par vous-même sur le gril 焼き肉. Bon appétit !  De 5 000 yen à 7 000 yen sans compter de boissons. 10 pour cent de service à part. La dernière commande est à 3 heures et demie du matin.

Shinjuku-ku, Kabukicho 2-28-13 TEL0332098426

http://www.shinichikan.com


Pontochô 先斗町 (新宿本店):  à ce restaurant de genre izakaya, il y des tables basses avec des coussins où on s’assoie par terre traditionnellement d’un côté 小上がり, et des chaises hautes devant le comptoir de l’autre カウンター. 31 places seulement au total, ambiance super sympathique. De 3 000 yen à 4 000 yen. La dernière commande est à 5 heures du matin, ouvert jusqu’à 6 heures. Pontochô se trouve au rez-de-chaussée de l’immeuble Lions Plaza Building Shinjuku. Il faut bien chercher l’entrée et oser pousser la porte.

Shinjuku-ku, Kabukicho 2-19-18 TEL05057981324

http://r.gnavi.co.jp/b918302/

http://r.gnavi.co.jp/b918302/lang/en/

 

Un autre restaurant qui est encore à inspecter, c’est,

Okinawa Paradice 沖縄パラダイス : spécialisé dans la cuisine okinawaian du sud de Japon.

Shinjuku-ku, Kabukicho 1-2-16 DaiichiOscarBuilding 3F TEL05057988490

http://r.gnavi.co.jp/ga1e100/

 

Suivons le tracé bleu du plan. La rue sur la quelle donnle restaurant Shinichikan Honten, est la rue  «Host-Club».  Le Host-Club, c’est l’envers de «Kyaba Kura», l ‘abrégé de Cabaret Club. Vous y trouverez donc seulement de beaux garçons. Vous causez et buvez (principalement du champagne) avec eux.  Vous pouvez, bien sûr, leur offrir du champagne.  En échange, ils vous offriront beaucoup de flatteries.  Ils sont spécialistes.  Plus vous payez, plus ils vous flattent et vous aident à vous en débarrasser de stress que vous venez de subir dans la journée.

Parmi des établissements de cette rue,  «Ai» est le plus ancien et le plus réputé. Le propriétaire Monsieur Aida Takeshi, est un homme de légende. Il est né en 1940 comme 6 ème garçon de 9 frères d’une famille pauvre d’un agriculteur de la région de Tohoku. Il est monté tout seul à Tokyo à l’âge de 19 ans et a commencé sa carrière comme commis voyageur des lits.  Il a eu beaucoup de succès en tant que commis mais en 1968, il a débuté comme «Host ».  Depuis  lors, il ne connaît que les succès dans ces milieux : l’ouverture de    «Ai» en 1971, l’ouverture du plus grand «Host-Club » en 1980, etc. Le film basé sur sa vie est sorti en 2009.

 

Ai Honten 愛 本店 : l’établissement phare de M. Aida. Le prix s’arrête aux alentours de 10 000 yen, si vous n’arrosez pas trop de champagne pour les beaux garçons.  Mêmes des voyageurs de group en bus, Hatobus (équivalent de Cityrama) font un arrêt ici.

Shinjuku-ku, Kabukicho 2-22-5 B1F TEL0332086435

http://www.aidakanko.com/

 

Hôtel Stellate : Love Hotel dont la façade est joliment illuminée. Arrêt photo. A l’intérieur, seule la chambre 601 a une allure japonaise.

Shinjuku-ku, Kabukicho 2-11-1  TEL0332328511

http://www.stellate.jp/

http://www.stellate.jp/pc/room/601.htm

 

Ikesuいけす : un restaurant de poissons où il y a un vivier au centre de la salle. Un petit point de repère.

 

Fûrin Kaikan 風林会館 : Le grand point de repère de Kabukichô avec Koma Studium. Au rez-de-chaussée, un café qui s’appelle «Parisienne » avec des tentes rouges.  Pour se donner des rendez-vous, je ne vous le conseille pas. En 2002, une lutte entre la mafia japonaise et la mafia chinoise qui s’est explosée ici a eu pour conséquence un mort et un blessé avec des coups de feu.

 

Inari Kiô Jinja 稲荷鬼王神社 : au nord de la zone des hôtels, un petit sanctuaire shintoïste qui est dédié au Oni, un être imaginaire de Japon ressemblant  au démon ou au diable.

Shinjuku-ku, Kabukicho 2-17-5  TEL0332002904

http://www.tokyo-jinjacho.or.jp/syoukai/18_shinjuku/18033.html


(à suivre, prochainement le fameux Golden Gaî)

 (photo ci-dessus: DonQuichotte où on trouve toutes les variétés de marchandises à l’angle de l’avenue Yasukuni et la rue Central Road.)

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5 septembre 2012 3 05 /09 /septembre /2012 03:19

baignoire

 

On continue le parcours suivant la ligne bleue que j'ai tracée sur le plan de chapitre 1.

 

◆  Robot Restaurant : ouvert au mois de juillet 2012, c’est un cabaret de style Crazy Horse, moins raffiné, plus crazy à la façon Kabukichô. Le spectacle dure 60 minutes. Des filles en bikini chantent et dansent.  Des robots gigantesques entrent en scène. Des flots de lumière et de sons. Des images fin-de-siècle. Ça déchire !  Le droit d’entrée est 4 000 yen pour 1 personne. La réservation conseillée.

Shinjuku-ku, Kabukicho 1-7-1 TEL0332005500

http://www.shinjuku-robot.com/

◆  Luce : bar à vin authentique. A partir de 19 heures. L’environnement calme.

Shinjuku-ku, Kabukicho 1-7-5 Tokyo Building B2 TEL0352738001

http://iq20.jp

◆  Fioria Shinjuku : karaoke à la mode. 20 salles de décorations différentes. L’entrée se trouve à côté de  Burgur King.

Shinjuku-ku, Kabukicho 1-6-2 T Wing 7F 8F 9F TEL0351555633

http://www.ariablu.com/

◆  L’emplacement de Koma Stadium : le théâtre Shinjuku Koma Gekijô se trouvait ici jusqu’en 2008. Ouvert en 1955, ce théâtre de 2 000 places était un des symboles de Kabukichô.  Hibari Misora, Saburô Kitajima, Hiroshi Itsuki et d’autres chanteurs de genre Enka,  chants populaires japonais de 20ème siècle,  y ont donné des récitals. La construction d’un immeuble complexe de cinémas et d’un hôtel est en cours. La date prévue d’ouverture est en 2015.

Shinjuku-ku, Kabukicho 1-19-1

http://www.koma-sta.co.jp/history/

◆  Shinjuku Kabukichô Kôban 新宿歌舞伎町交番: d’après la réputation, c’est la boîte de police (kôban) la plus  chargée et le plus dangereuse de Tokyo.

Shinjuku-ku, Kabukicho 2-44-2 TEL0333460110 (Station de Police de Shinjuku)

http://www.keishicho.metro.tokyo.jp/4/shinjuku/

◆  Hôtel Listo : un des plus grands Love Hotels de Kabukichô avec 100 chambres. Au 9ème étage, il y a trois suites avec des saunas. Des Love Hotels sont nombreux dans le zone nord de la rue HanamichiDôri. Listo n’accepte pas la réservation. Les cartes de crédit sont acceptées.  Parking payant.

Shinjuku-ku, Kabukicho 2-36-1 TEL0351559255

http://www.hotel-listo.jp

http://www.hotel-listo.jp/room/rank_vip.html

◆  Hôtel & Spa Pasha Resort : en face de Listo. Rénové en 2012, c’est un des établissements les plus équipés avec des gadgets modernes : le ganbanyoku(sauna avec des plancher en pierres chaudes), le sauna normal, Wi-Fi, l’écran numérique de 55 pouces pour les images à 3 dimensions, le karaoke, la chaise masseur, la baignoire- jacuzzi illuminée, etc.  30 chambres.  La réservation n’est pas acceptée.  Les cartes de crédit sont acceptées. Pas de parking.

Shinjuku-ku, Kabukicho 2-27-4 TEL0332325201

http://www.hotenavi.com/jht07/

http://youtu.be/MPFce9SnPkI

◆  Hôtel Tiffard : 10 étages, 51 chambres. Le système du prix unique de 3 990 yen pour toutes les chambres. A la différence d’autres Love Hotels, les visites d’une seule personne, de deux hommes, de deux femmes, et la sortie en cours de séjour sont acceptées.  Mais attention, ce système de 3 990 yens s’applique seulement aux séjours de moins 100 minutes.  Vous n’aurez pas de temps pour sortir, ni même de voir des films érotiques si vous voulez atteindre le but principal. Si votre but principal est de simplement jeter un coup d’oeil sur tout ce qu’il y a dans ce genre d’établissements, 100 minutes seraient suffisantes. Les cartes de crédit sont acceptées. Pas de parking.

Shinjuku-ku, Kabukicho 2-29-7 TEL0332086061

http://www.hotel-guide.jp/shop/tiffard/

◆  Shinjuku Batting Center新宿バッティングセンター : ouvert jusau’à 4 heures du matin. Entendre ces bruits de frappes avec un bâton et une balle de baseball après minuit au tout au centre de ce quartier de désirs, c’est une drôle de sensation. Il y a une autre cage un peu plus à l’ouest, Oslo Batting Center qui est ouvert jusqu’à 1 heure.

Shinjuku-ku, Kabukicho 2-21-13 TEL0332002478

http://www.metro-net.co.jp/sports/

(à suivre)

(photo ci-dessus: la baignoire illuminée d’un Love Hotel. photo ci-dessous: un exemple de panneaux de commende installé au chevet. De gauche à droite, la lumière et la ventilation, l’horloge et l’alarme, la télévision et la projecteur, la radio par câble, et la climatisation. )

panneau

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4 septembre 2012 2 04 /09 /septembre /2012 09:30

kabukicho.jpg

Kabukichô, qui se trouve au nord-est de la gare de Shinjuku, Tokyo, est un quartier le plus animé et le plus chaud de cette ville.  Sur une surface d’un carré fait de 600 mètres de chaque côte, 4 000 restaurants et plus de 40  «Love Hotel» sont concentrés.  De plus, 120 bureaux de la mafia japonaise, «Bôryokudan» y sont installés avec ses 1 000 membres, estime-t-on. La police y a installé 50 caméras de surveillance pour le but d’empêcher le crime.

La Reine de Kabukichô (Kabukichô no Joô) est une chanson de Sheena Ringo椎名林檎de 1998.

Pour visiter ce quartier, vous pouvez commencer par la sortie ouest de la gare de Shinjuku.

la gare de Shinuku : 3 460 000 passagers y passent tous les jours.

la place de la sortie ouest de Shinjuku : Accomplie en 1966, conçue par Junzô Sakakura, qui a travaillé chez Le Corbusier.

http://www.sakakura.co.jp/junzo/works/shinjuku/shinjuku-main.htm

Shinjuku Palette : abrite Uniqlo et une dizaine de Izakaya : restraurants populaires. La vitrine de «B Kyû Gourmet » (la cuisine de deuxième catégorie).

Omoide Yokochô : des ruelles sont très étroites,  des restaurants minuscules sont serrés, l’ambiance de l’après-guerre.  La moitié de quarantaine de baraques sont consacré soit sur Yakitori : des  brochettes de poulet rôti, soit sur les abats : もつmotsu.

http://www.shinjuku-omoide.com

Closet Child : boutique de la mode d’avant garde, par exemple gothique, punk, lolita et la marque Vivienne Westwood. L’entrée très ambiguë à côté de restaurant de nouille Soba.

Shinjuku-ku, Nishishinjuku 7-10-20 Waseda ST Building 4F, 5F, 6F TEL0333656361

http://www.closet-child.com/kaitori/shop/

Shinjuku Ô Gâdo : vous passez par ce grand passage bruyant pour aller à la partie est de Shinjuku sous le chemin de fer aérien de JR, au long de l’avenue YasukuniDôri.

 

D’ici, au nord de l’avenue YasukuniDôri, entre la ligne de JR à l’ouest et l’avenue Meiji à l'est, c’est le quartier Kabukichô. Une des scènes de film «Lost in Translation» de Sophia Coppola ( avec Bill Murray) est prise sur cette avenue YasukuniDôri.

Espacde Nittaku : salle d’amusement immense de Pachinko. La femme du propriétaire de ce groupe Nittaku est une comédienne connue : Uno Kanda.

http://www.nittaku.jp

Kabukichô Ichibandôri : la rue représentative de ce quartier. Le panneau en arcade du nom de cette rue est reproduits dans beaucoup de films japonais.

NihonSengyoKôkakuruiDôkôkaiShinjukuEbiDôriHonbuHamayakiSakaba : ce restaurant dont le nom est trop long pour taquiner des étrangers, est ouvert 24 heures sur 24 heures. L'ambiance est sympatique et les prix sont assez raisonnables. 

Shinjuku-ku, Kabukicho 1-22-3 TEL0352872568

http://tabelog.com/tokyo/A1304/A130401/13133203/

Central Road (ChûôDôri) : la rue assez large qui amène à la place Théâtre Koma.  Vous rencontrerez beaucoup de rabatteurs.  Il vaudrait mieux ne pas les suivre surtout si c’est un sujet concernant les filles.

SakuraDôri : littéralement la rue de cerises, mais c’est plutôt la rue rose. Autrefois, il y avait beaucoup de librairies spécialisés de  «Bini-bon » et de «Ura-hon » (livres avec des photos obscènes) qui font partie de «Ero-hon » : livres érotiques.  Ensuite ils sont remplacés par des boutiques de DVD érotiques. Après des rafles de la police, ils devraient disparaître quelque part ailleurs, ou ils  devraient devenir encore plus discrets. Vous allez remarquer des salles avec des affiches. Elles sont  « MuryôAnnaijo» : centres d’informations gratuits, et vous proposent des « endroits intéressants» surtout des endroits où il y a des filles.

(à suivre)

 (photo ci-dessous: la vue sur la rue Kabukichô Ichiangai)

ichibangai.jpg

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